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En février 2024, j’ai pris un aller simple pour Bali solo. L’idée ? Télétravailler mais aussi explorer. Voir si cette fameuse “vie à la balinaise” était vraiment à la hauteur de sa réputation. Deux mois plus tard, je peux le dire : Bali n’est pas juste une destination. C’est un rythme. Une énergie. Une culture qui s’invite partout : dans les rues et dans les rituels quotidiens. Entre traditions omniprésentes, cafés parfaits pour bosser, villages encore préservés et zones beaucoup trop touristiques… j’ai découvert plusieurs Bali en un seul voyage. Voici ce que j’ai profondément aimé et ce qui m’a un peu moins séduite.
Base idéale pour explorer : Ubud
À éviter (selon moi) : Canggu
Gros coup de cœur : Uluwatu
Authentique et calme : Sidemen
Chill & plongée : Amed
Panoramas iconiques : Nusa Penida
Balnéaire tranquille : Jimbaran
À zapper : Denpasar
Ce qui m’a frappée dès le premier jour : les offrandes partout.
Chaque matin, les Balinais déposent des petits paniers tressés remplis de fleurs, de riz et d’encens, les canang sari, devant les maisons, les boutiques, sur les trottoirs, parfois même sur les scooters. C’est beau, délicat, et surtout profondément symbolique.
Pendant mon séjour, j’ai eu la chance d’assister aux célébrations précédant Nyepi, le Nouvel An balinais. La veille au soir a lieu la parade des Ogoh-Ogoh : d’immenses statues démoniaques défilent dans les rues pour symboliser et neutraliser les énergies négatives, avant que l’île ne plonge dans un silence total le lendemain : une manière de purifier Bali et de laisser les mauvais esprits s’éloigner pour commencer la nouvelle année. Le lendemain c'est le jour du silence total.
Et quand je dis silence… c’est silence. Pas de lumière, pas de sortie, pas de bruit. Même l’aéroport ferme. Une expérience unique au monde.
Autre symbole iconique : les penjors, ces grandes tiges de bambou décorées qui se courbent au-dessus des routes pendant les fêtes religieuses. L’île entière se transforme en œuvre d’art vivante.
On m’avait dit que les Balinais étaient adorables. C’est vrai.
Leur spiritualité hindouiste, leur croyance très forte au karma, leur rapport respectueux aux autres… tout cela se ressent au quotidien. Sourires constants, bienveillance naturelle, entraide.
Même dans les zones ultra touristiques, j’ai rarement ressenti d’agressivité. Cette douceur change tout.
Bali, c’est le royaume du “tout est simple”.
Avec l’appli Gojek, tu peux :
commander un scooter-taxi en 2 minutes
te faire livrer n’importe quel plat à toute heure
envoyer un colis
réserver un massage
Franchement, en termes de logistique, c’est un bonheur.
Je travaillais environ la moitié du temps.
Et c’est probablement l’un des endroits les plus faciles au monde pour ça.
WiFi performant dans la majorité des cafés
Coworkings partout
Lieux inspirants au milieu des rizières
Dès qu’on s’éloigne des hubs ultra instagrammés, Bali redevient magique.
Sidemen : authentique, calme, immersion dans la vie locale.
Amed : vibe chill, snorkeling, lever de soleil sur le mont Agung.
Moins de touristes. Plus de nature. Plus de vrai.
Uluwatu : surf camp, falaises incroyables, ambiance détendue. Mon gros coup de cœur.
Ubud : c'est aussi un endroit touristique mais plus spirituel et plus calme, le parfait mélange et hyper central pour visiter rizières environnantes.
Franchement ? Les prix comparés à l’Europe sont imbattables.
J’ai dormi dans des cabanes dans les arbres, des villas avec piscine, des homestays charmants… pour une fraction du prix qu’on paierait chez nous pour ce type d'hébergement.
Soyons honnêtes : j’ai détesté.
Repère d’influenceurs, cafés ultra design, brunchs à 12€, concept stores partout… mais très peu d’authenticité. Les plages ne sont pas exceptionnelles, et l’ambiance m’a semblé superficielle.
Même constat (en un peu plus calme) à Seminyak et Kuta.
Tout le monde roule en scooter.
Et dans certaines zones (coucou Canggu), c’est l’enfer aux heures de pointe.
Certains lieux sont littéralement blindés.
Et malheureusement, tous les touristes ne sont pas respectueux des traditions locales (tenues inadaptées dans les temples, comportements déplacés…).
Je sais que c’est un incontournable.
Mais honnêtement ? La randonnée du Mont Batur m’a un peu déçue.
Déjà, je n’ai pas eu de chance : brouillard total au sommet, donc zéro lever de soleil, zéro vue.
Mais au-delà de ça, ce qui m’a surprise, c’est l’affluence.
La randonnée est tellement prisée qu’on se retrouve littéralement à faire la queue pour monter. Une file de lampes frontales dans la nuit, des groupes partout, des pauses imposées par le monde devant soi.
On est loin du moment “connexion à la nature” vendu sur Instagram.
Ça reste une belle expérience si la météo est au rendez-vous, mais il faut savoir que ce n’est plus une aventure sauvage : c’est une attraction très organisée.
C’est un sujet dont on parle peu dans les posts Instagram, mais Bali est confrontée à un vrai problème de gestion des déchets.
Dans certaines zones, on voit beaucoup de plastique au bord des routes, dans les rivières… et parfois sur les plages, surtout après la saison des pluies. Certaines plages peuvent être très touchées selon les courants.
Le contraste m’a marquée : d’un côté, une spiritualité omniprésente, des offrandes fleuries chaque matin ; de l’autre, des montagnes de déchets difficiles à ignorer.
Le surtourisme, le développement rapide et les infrastructures qui peinent à suivre jouent clairement un rôle. Ça n’enlève rien à la beauté de l’île, mais ça rappelle qu’elle est fragile et qu’en tant que voyageurs, on a une responsabilité.
Alors oui je recommanderais.
Mais pas pour les mêmes raisons que celles vendues sur Instagram.
Bali n’est pas qu’un décor de smoothie bowls et de couchers de soleil filtrés.
C’est une île profondément spirituelle, en pleine mutation, magnifique… mais fragile.
Si vous y allez :
Sortez des zones hype.
Allez à la rencontre des balinais et échangez avec eux.
Respectez les traditions.
Apprenez deux mots d’indonésien.
Et regardez au-delà des influenceurs.
C’est là que Bali devient inoubliable. 🌺